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ça va mieux en l'écrivant !...

... ENCORE FAUT-IL LE LIRE AVANT !

L'Ultime porte, d'Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Publié le 25 Juin 2026 par Alain Schmoll in Littérature, chroniques littéraires, lecture, romans

Juin 2026, 

Éric Giacometti et Jacques Ravenne sont tous deux écrivains, scénaristes et amateurs de thrillers. Le premier a été journaliste d’investigation, le second est en même temps historien. Ensemble, ils ont créé le personnage du commissaire de police franc-maçon Antoine Marcas, auquel ils ont consacré, depuis vingt ans, une série de polars dont L’Ultime porte est le seizième volume. C’est ma première incursion dans leur univers littéraire.

Comme on peut donc s’y attendre, L’Ultime porte est un polar historique prenant la forme d’un thriller, dont la narration est constellée de symboles maçonniques et d’allusions ésotériques. C’est d’ailleurs un double polar, car il relate en parallèle deux intrigues espacées de deux siècles ; l’une est insérée dans la vie quotidienne de l’Empereur Napoléon 1er et de ses proches ; l’autre, placée dans l’actualité de l’année en cours, se réfère à des événements réels très récents. Les deux intrigues ont un lien, un secret partagé qui remonterait à un pharaon très ancien.

Juillet 1810. Début des festivités célébrant le remariage de Napoléon, sur le point d’épouser Marie-Louise d’Autriche. Un incendie criminel entraîne l’effondrement d’une salle de bal édifiée pour l’occasion, provoquant la mort d’une soixantaine d’invités. L’information sur le drame est strictement verrouillée par le pouvoir, mais Napoléon ordonne une enquête discrète. Les investigations sont conduites par deux personnages réels ayant participé à ses côtés, onze ans plus tôt, à la campagne d’Egypte : le Général Radet, dont le titre de gloire est d’avoir emmené de force le Pape à Paris pour couronner l’Empereur, et Vivant Denon, directeur tout puissant du musée du Louvre et organisateur des collections égyptiennes. Dans les coulisses manœuvrent aussi l’archichancelier Cambacérès et l’ancien ministre Talleyrand, qui se vouent une haine féroce.

Un mois d’hiver, année en cours. L’expérimenté et idéaliste commissaire Antoine Marcas enquête à Paris sur une vaste affaire de trafic international d’antiquités, qui l’amène à faire la connaissance de Kate O’Connor, une séduisante consultante en arts anciens. Celle-ci s’avoue perturbée par le récent suicide aussi spectaculaire qu’inattendu de son mentor, un célébrissime architecte anglais, venant de dévoiler sa théorie mystique d’une « architecture sacrée », laquelle aurait ses sources dans les pyramides de la Haute-Egypte. Un suicide, vraiment ?… En même temps, un jeune couple français venu passer un week-end romantique à Venise vivra une étrange expérience dans l’un des monuments de la Sérénissime… En voilà bien des mystères ! Il faudra de la perspicacité, de la détermination et de la chance au commissaire franc-maçon Marcas pour trouver la lumière.

Les quatre cents pages du livre sont reparties en plus de soixante-dix chapitres, forcément très courts, alternant les déroulements des deux affaires, l’historique et l’actuelle, chacun de ces chapitres se terminant par une accroche en suspens savamment fignolée. Très bien documentés, les auteurs ont su aussi reconstituer avec authenticité l’intimité de personnages historiques et tu devrais trouver plaisant, lectrice, lecteur, d’avoir l’impression de lire dans leurs pensées, de découvrir leurs stratégies, notamment celles d’un Napoléon au faîte de sa puissance, s’interrogeant sur la pérennité de l’empire qu’il a bâti.

La lecture de L’Ultime porte est accrocheuse, passionnante, instructive même, tant que les intrigues se développent. Les évocations maçonniques et ésotériques ont comme toujours un aspect fascinant. Malheureusement, lectrice, lecteur, comme on peut s’y attendre dans ce genre de fiction historico-ésotérico-romanesque, le dénouement…, je devrais plutôt dire les dénouements, touffus et tarabiscotés, te laisseront quelque peu sur ta faim.

Enfin, j’avoue humblement avoir eu un petit coup de cœur, chaque fois que la narration mentionnait une affaire récente m’ayant personnellement inspiré pour mon roman La trahison de Nathan Kaplan.

GLOBALEMENT SIMPLE     oooo   J’AI AIME BEAUCOUP

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